Je ne l’avais jamais approché de près, mais il est impressionnant, je veux parler d’Air Force One, le boeing 747 réservé aux présidents des Etats-Unis. Air Force One s’est posé le 3 avril dernier à l’Aéroport International de Strasbourg, créant l’émoi de tous les spectateurs, officiels ou non. Et quand, sous haute protection et devant les caméras du monde entier, le couple présidentiel, Barack Obama et son épouse Michelle, ont foulé le tarmac, il flottait sur l’aéroport un air de jour historique. Un peu plus tôt, c’est un autre couple présidentiel, français celui-là, qui a atterri à Entzheim.
Au total, quinze délégations se sont posées à l’Aéroport de Strasbourg pour le Sommet du soixantième anniversaire de l’Otan: la Belgique, le Canada, le Danemark, la Grèce, l’Islande, la Lettonie, le Luxembourg, la Norvège, le Portugal, la Slovaquie, l’Espagne et le Royaume-Uni, et enfin bien sûr les représentants de l’Otan.
Tout a été parfaitement orchestré à l’aéroport pendant ces deux jours: aucune difficulté, aucune réclamation. Certains « esprits malins » pensaient, avant ce Sommet, qu’un avion du type d’Air Force One ne pourrait pas atterrir sur la piste d’Entzheim ou en décoller. Qu’ils soient aujourd’hui rassurés ! D’ailleurs, si Strasbourg ne disposait pas d’un aéroport, le Sommet de l’Otan se serait-il tenu dans notre ville ? J’ai des doutes sur la question…
Aujourd’hui, je regrette seulement que le rendez-vous international ait été entaché de débordements. Mes pensées vont aux habitants et aux commerçants du Port du Rhin qui ont subi les assauts de quelques centaines de radicaux. L’hôtel Ibis et la pharmacie ont été détruits, la station service et l’aire de nettoyage Eléphant Bleu très sévèrement endommagées.
La CCI se veut solidaire avec les commerçants victimes et tient à leur faire part de ses encouragements à reconstruire au plus vite et dans les meilleures conditions.